LE TRIOMPHE DE CHEIKH ANTA DIOP

Marginalisé, combattu et voué aux gémonies de son vivant, le savant égyptologue intransigeant au plan scientifique, est aujourd’hui célébré par nombre d’intellectuels d’ici et d’ailleurs. Boubacar Boris Diop, revient sur son legs à la jeunesse africaine

Durant toute sa vie, Cheikh Anta Diop aura été presque seul contre tous. Ostracisé par la communauté scientifique occidentale, traité de fou par le pouvoir socialiste d’alors, le savant sénégalais n’a jamais transigé à propos de sa thèse sur l’origine africaine de l’humanité. Jusqu’à ce que l’histoire lui donne raison. « La victoire de Cheikh Anta est tellement énorme que c’en est même devenue agaçant pour ses anciens contradicteurs. Certains toujours en vie n’ont même pas daigné reconnaître qu’ils se sont trompés », estime Boubacar Boris Diop. 

Le journaliste et écrivain , revient à l’occasion d’une conférence inaugurale de l’Ucad, le 7 février dernier, sur la trajectoire de l’égyptologue à travers ses travaux sur les langues nationales, le panafricanisme, les bases d’un développement afrocentré, son culte du savoir, etc. 

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